Ateliers d’écriture : Littérature jeunesse

Les ateliers d’écriture de l’association Le Piaf sont proposé par H.Morse, auteur de “La Dasco de la Cité”.

Les histoires proposées aux participants sont surtout dans l’univers fantaisie de la littérature jeunesse, mais peuvent déborder sur d’autres styles.

Exemple d'un livre "publié maison" lors de l'atelier d'écriture à la Médiathèque de Châteaurenard (13) du 24 au 28 octobre 2023 : Première Pérégrination

Atelier d’une demi-journée à une journée : Du début à… là où on arrive…

Écrire une histoire, c’est tout d’abord trouver un début… l’imagination fait le reste.

Les ateliers d’écriture proposés aux enfants et adolescents commencent donc par le choix de son « début d’histoire ».
Chaque participant-e pourra choisir parmi une dizaine de propositions, le départ de l’histoire qu’il ou elle imaginera (Ils pourront aussi inventer leur propre début d’histoire, s’ils le souhaitent…).

Il faudra commencer par la construction des personnages. Connaître ses personnages principaux est indispensable pour comprendre et imaginer leur réaction face à telle ou telle situation. L’histoire les fera évoluer, mais leur point de départ se doit d’être bien défini.

Ensuite, nous pourrons nous pencher sur l’histoire proprement dite. Cette fois-ci, c’est la fin qui nous guidera… La fin nous indique où l’on va… à nous de trouver le chemin qui y mène.

Enfin, pour finir, nous prendrons les crayons pour poser les mots qui illustreront notre travail d’imagination.

Si en fin d’atelier, certain-e-s veulent continuer leur histoire, nous pouvons leur proposer un travail à distance sur leur texte, et si cela est possible, une publication future aux éditions Le Piaf.

Exemples de débuts proposés par H.Morse

Le cri de Grut

J’avais enfin pu m’éclipser…
Je ne supporte pas les entraînements, et le tir à l’arc encore moins. Alors après une heure à me faire enguirlander par Madame Télard, ma prof de tir à l’arc, parce que, soi-disant, je n’étais pas assez concentré-e, j’ai réussi à me barrer en douce… En plus, ce n’est pas que je ne suis pas concentré-e, c’est tout simplement que je suis nul-le au tir à l’arc. Une fois, j’ai même raté Madame Télard de peu… et pourtant, elle était loin de la cible. Mon ami Grut m’a dit que c’était surement inconscient, et que ma seule envie devait être de planter la Télard… Sur le moment, je me suis insurgé-e face à cette accusation, mais à la réflexion… je me dis que mon inconscient n’est peut-être pas aussi nul au tir à l’arc que moi…
Donc j’avais réussi à m’éclipser du cours de Madame Télard… Je marchais dans la forêt, tout heureux-se d’échapper aux remontrances de ma prof, quand ce guignol de Grut a déboulé devant moi en hurlant comme un abruti. Ses yeux trahissaient une sacrée frousse. La bouche grande ouverte, il continuait de crier comme un chien qui hurle à la mort. Et d’un coup, comme ça sans prévenir, il est tombé dans les pommes…

Au fond du trou

Oh, lalalala…
Trois fois que j’essaie de sortir… trois fois que je me rétame au fond de ce trou…
La journée avait plutôt bien commencé, pourtant.
Je suis sorti-e de chez moi par la porte de derrière. Je marchais depuis pas plus de cinq minutes en regardant une vidéo sur mon smartphone qui me faisait tellement rire que je n’ai pas vu ce trou…
En tombant, j’ai lâché mon téléphone qui est allé se fracasser sur la seule pierre présente au fond de ce trou. C’est la première chose que j’ai vue en me relevant… J’étais fou-folle de rage en voyant l’écran qui ressemblait maintenant à une toile d’araignée… Un peu plus tard, j’ai pensé que mieux valait mon tél que mon crâne… Mais bon, j’aurais surtout préféré que ce ne soit ni l’un ni l’autre… et même qu’il n’y ait jamais eu ce trou sur mon chemin…
Je suis donc coincé-e dans cette fosse d’environ deux mètres de profondeur… Impossible de sortir (j’ai essayé, je peux vous le dire…), ni de contacter qui que ce soit puisque mon téléphone est cassé… Si j’avais été comme tous les jeunes de mon âge, j’aurais pu appeler au secours… Mais voilà, je suis muet-te. Je ne suis pas sourd-e muet-te, sinon, bien que je ne puisse pas entendre, je pourrais hurler… Mais non, il a fallu que j’aie un problème aux cordes vocales… donc j’entends tout, mais pour répondre, c’est une autre paire de manches…

Ateliers de trois à six demi-journées

Plusieurs sessions de travail avec les “auteurs et autrices en herbe” nous permettra d’avoir un vrai temps de création. L’idée est donc qu’en fin d’atelier, chaque participant reparte avec son exemplaire du livre “créé et réalisé” par le groupe.

H.Morse arrive donc avec une histoire dont les jeunes vont s’approprier les personnages, l’univers et vont écrire le recit que l’auteur de la Dasco de la Cité a imaginé pour eux.

  • H.Morse “raconte” son scénario en restant flou sur la plupart des scènes.
  • Chaque participant choisit une ou plusieurs scènes.
  • Ils et elles définissent les personnages qui sont présents.
  • Ils et elles travaillent sur le scénario, détaillant et imaginant les faits, les rapports entre les personnages, etc…
  • Enfin, ils et elles se penchent sur leur feuille de papier pour écrire ces scènes.
Puis, ensemble, ils et elles retravaillent, corrigent, arrangent pour fignoler et améliorer le texte global.
Enfin la dernière demi-journée est consacrée à la mise en page, l’impression et l’assemblage du “livre”.
La structure d’accueil peut aussi proposer une lecture publique de cette production avant la séparation du groupe.
 
Par la suite, les personnages et l’univers de cette histoire, pourront être utilisés par tout un chacun. Ces nouvelles histoires découlant de cet atelier seront les bienvenues pour H.Morse qui se fera un plaisir de travailler ces textes à distance avec les auteurs et autrices  et, pourquoi pas, les accompagner vers une publication future.

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